Le neuvième vol d’essai du Starship de SpaceX a échoué le 28 mai 2025, avec une désintégration du vaisseau lors de sa rentrée atmosphérique, malgré plusieurs avancées techniques saluées par Elon Musk.
Le neuvième vol d’essai du Starship de SpaceX a échoué le 28 mai 2025, avec une désintégration du vaisseau lors de sa rentrée atmosphérique, malgré plusieurs avancées techniques saluées par Elon Musk.

Le 28 mai 2025, SpaceX a connu un nouveau revers avec l’explosion en vol de son vaisseau Starship, lors de sa neuvième tentative de test grandeur nature. L’engin, qui s’était élancé avec ambition depuis la base de Starbase au Texas, s’est désintégré au-dessus de l’océan Indien quelques minutes après sa rentrée atmosphérique.
Il s’agit du troisième échec consécutif pour ce programme spatial phare destiné à l’exploration lunaire et martienne.
L’objectif de ce neuvième vol était ambitieux : déployer pour la première fois une charge utile, en l’occurrence huit satellites factices de type Starlink, et tester des manœuvres précises de rentrée atmosphérique. La fusée de 123 mètres de haut, entièrement réutilisable, représentait l’une des pièces maîtresses du programme Starship. Le vol a bien débuté, mais plusieurs problèmes techniques ont rapidement compromis la mission.
Dès le milieu du vol, la porte du compartiment à charge utile est restée bloquée, empêchant le déploiement des satellites. Peu après, une fuite de carburant a été détectée, entraînant une perte de contrôle de l’orientation du vaisseau, qui a commencé à tournoyer de manière incontrôlable.
La situation s’est rapidement détériorée à l’approche de la phase de rentrée. Malgré les tentatives de correction, le Starship s’est désintégré dans les hautes couches de l’atmosphère, provoquant un échec complet de la mission. La scène a été suivie en direct par des milliers d’observateurs et confirmée ensuite par SpaceX.
Le premier étage, le booster Super Heavy, réutilisé pour la première fois, a lui aussi échoué à revenir intact. Il s’est écrasé dans le golfe du Mexique après une perte de stabilité. Ce double échec marque une nouvelle étape difficile pour Elon Musk et ses équipes.
Malgré la déconvenue, Elon Musk a tenu à souligner les avancées observées lors de ce vol. Selon lui, certaines étapes cruciales, comme l’atteinte de vitesses orbitales record et la réutilisation partielle du booster, constituent des « signes encourageants ». Il a également annoncé vouloir accélérer le rythme des essais, avec un objectif d’un vol toutes les trois à quatre semaines dans les mois à venir.
Le fondateur de SpaceX continue d’afficher sa détermination à faire de Starship la première fusée entièrement réutilisable, destinée à transporter des humains vers la Lune, Mars, et au-delà. Pour l’instant, chaque test apporte son lot de données précieuses pour affiner les prochaines versions du vaisseau.
La Federal Aviation Administration (FAA) avait autorisé ce vol après une série de modifications apportées aux versions précédentes du Starship. De son côté, la NASA surveille attentivement les progrès, car Starship est censé jouer un rôle clé dans le programme Artemis, qui vise à ramener des astronautes américains sur la Lune d’ici la fin de la décennie.
Les données collectées à l’occasion de ce vol raté devraient permettre aux ingénieurs de SpaceX de corriger les anomalies techniques, notamment la porte du compartiment à charge utile et la gestion du carburant en orbite.
Ce neuvième test confirme à la fois la complexité extrême du programme Starship et la volonté de SpaceX de révolutionner le transport spatial. Si l’échec est indéniable, il s’inscrit dans une logique itérative revendiquée par Elon Musk : apprendre de chaque tentative, aussi spectaculaire ou coûteuse soit-elle.
Le défi reste immense : faire de cette fusée, capable de transporter plus de 100 tonnes de fret ou des dizaines de passagers, un vecteur fiable, stable et réutilisable. En attendant, les essais se poursuivent, et l’explosion du 28 mai entre déjà dans la longue histoire de la conquête spatiale moderne.