Dès le 5 juillet 2025, Paris rouvre la baignade dans la Seine sur trois sites gratuits. Un projet écologique et olympique devenu réalité, avec zones surveillées, animations estivales et qualité de l’eau strictement contrôlée.
Dès le 5 juillet 2025, Paris rouvre la baignade dans la Seine sur trois sites gratuits. Un projet écologique et olympique devenu réalité, avec zones surveillées, animations estivales et qualité de l’eau strictement contrôlée.

C’est une scène que beaucoup pensaient encore impossible : des Parisiens plongeant dans la Seine en plein mois de juillet, au cœur de la capitale. À partir du 5 juillet 2025, la baignade dans le fleuve sera officiellement autorisée et encadrée dans trois sites soigneusement aménagés, après plus d’un siècle d’interdiction.
Une annonce historique qui concrétise une promesse longtemps repoussée et résonne comme l’un des héritages concrets des Jeux olympiques de Paris 2024.
Les Parisiens pourront se baigner dans la Seine sur trois sites sécurisés et gratuits, intégrés à l’édition 2025 de Paris Plages :
Tous les sites proposeront : Zones de baignade surveillées, bassins adaptés aux enfants, vestiaires, douches et sanitaires, solariums pour se détendre et animations estivales dans le cadre de Paris Plages.
Cette réouverture de la baignade est l’aboutissement d’un chantier pharaonique initié dans le cadre des JO 2024. Paris s’était engagée à rendre la Seine « baignable » pour accueillir certaines épreuves sportives. Ce pari a nécessité un investissement de 1,4 milliard d’euros, mobilisant collectivités, services d’assainissement et acteurs publics autour d’un objectif commun : améliorer durablement la qualité de l’eau.
Le chantier majeur a été la construction du bassin d’Austerlitz, un immense réservoir souterrain de 50 000 m³ inauguré en mai 2024. Ce dispositif permet de stocker les eaux usées lors des fortes pluies, évitant ainsi les débordements polluants dans le fleuve. En complément, les réseaux d’assainissement ont été modernisés, et des milliers de branchements non conformes ont été corrigés dans la capitale et les communes riveraines.
Afin de garantir une baignade sans risque, des contrôles quotidiens de la qualité de l’eau seront mis en place par la Ville de Paris et l’Agence régionale de santé. Ces analyses porteront notamment sur la présence de bactéries telles que E. coli et entérocoques intestinaux, dont la concentration doit rester en dessous des seuils réglementaires européens.
En cas de dépassement, les autorités pourront interdire temporairement la baignade sur l’un ou plusieurs des sites. Ce protocole s’inspire de ceux appliqués dans les zones côtières ou lacustres et vise à assurer une transparence totale sur les conditions sanitaires.
Au-delà de l’événement estival, cette initiative s’inscrit dans une volonté durable de reconquête des berges de Seine. La maire de Paris, Anne Hidalgo, avait déjà évoqué en 2016 le rêve de redonner aux Parisiens l’accès à leur fleuve. Aujourd’hui, avec l’ouverture des trois sites, ce rêve devient réalité.
Les retombées espérées vont bien au-delà de l’aspect récréatif : amélioration de la biodiversité, revalorisation des quartiers riverains, développement de l’offre touristique estivale et renforcement du lien entre les Parisiens et leur environnement naturel. D’autres projets à plus long terme envisagent d’étendre la baignade à d’autres tronçons de la Seine et à la Marne, notamment en banlieue parisienne.