Les Républicains ont investi Rachida Dati à l’unanimité pour les municipales de Paris 2026. En contrepartie, elle se retire de la législative partielle au profit de Michel Barnier, évitant un duel fratricide et rassemblant la droite parisienne.
Les Républicains ont investi Rachida Dati à l’unanimité pour les municipales de Paris 2026. En contrepartie, elle se retire de la législative partielle au profit de Michel Barnier, évitant un duel fratricide et rassemblant la droite parisienne.

Le parti Les Républicains (LR) a officialisé ce jeudi 28 août 2025 l’investiture de Rachida Dati comme tête de liste pour les prochaines élections municipales de Paris prévues en mars 2026. L’ancienne garde des Sceaux, déjà maire du 7ᵉ arrondissement, a été désignée à l’unanimité par la commission d’investiture du parti, confirmant son rôle central dans la stratégie de la droite parisienne.
Cette décision met fin à plusieurs semaines de spéculations sur son avenir politique et ouvre officiellement la bataille pour la conquête de l’Hôtel de Ville, actuellement dirigé par la majorité de gauche.
Depuis plusieurs mois, le nom de Rachida Dati circulait avec insistance pour conduire la droite parisienne lors des prochaines municipales. Sa désignation unanime par LR traduit une volonté claire : rassembler une famille politique souvent divisée à Paris et donner à l’opposition une figure expérimentée et charismatique. Ministre de la Justice sous Nicolas Sarkozy, députée européenne, puis maire d’arrondissement, Dati dispose d’une solide expérience politique et connaît bien les arcanes du pouvoir parisien.
Son profil vise à incarner une alternative crédible face à l’actuelle majorité municipale et à mobiliser un électorat de droite parfois démobilisé dans la capitale. Pour LR, l’enjeu est majeur : retrouver un poids significatif dans une ville où la droite peine depuis plusieurs années à s’imposer.
L’annonce de son investiture s’accompagne d’un autre tournant important : Rachida Dati a décidé de se retirer de la course à la législative partielle dans la 2ᵉ circonscription de Paris, prévue les 21 et 28 septembre 2025. Cette circonscription avait déjà vu LR investir Michel Barnier, ancien ministre et ancien négociateur du Brexit. Un duel interne entre Dati et Barnier aurait exposé la droite à une fracture politique majeure et à un affaiblissement certain.
En renonçant à cette candidature, Dati choisit de jouer l’unité et de se concentrer pleinement sur la conquête municipale. Elle a en outre confirmé son soutien à Barnier, scellant une forme de pacte politique qui devrait limiter les tensions au sein du parti dans la capitale.
Le risque d’un duel fratricide entre Rachida Dati et Michel Barnier inquiétait sérieusement la direction de LR. L’hypothèse d’une division des voix de droite à la législative partielle faisait craindre une victoire facile pour les adversaires politiques. L’accord trouvé, avec le retrait de Dati et son investiture municipale, illustre une stratégie d’apaisement et de clarification de la ligne politique.
Cette manœuvre a permis d’aplanir les tensions internes et de donner une image de cohésion, indispensable à quelques mois d’un scrutin municipal où l’opposition aura besoin d’un front uni. Les Républicains espèrent ainsi entamer la campagne de 2026 avec une candidate forte et soutenue par l’ensemble des sensibilités de la droite parisienne.
Avec cette investiture, la campagne pour les municipales de 2026 est désormais lancée. Rachida Dati devra affronter une majorité sortante solidement implantée, héritière de la gestion socialiste puis écologiste de la capitale. Les thématiques de la sécurité, de la propreté, du logement et de la mobilité devraient dominer les débats. Dati mise sur son expérience de maire d’arrondissement et sur son image de femme de terrain pour convaincre les électeurs.
Sa candidature est aussi un test pour LR : après plusieurs années d’érosion électorale, le parti veut démontrer qu’il peut redevenir une force incontournable dans la capitale. Les prochains mois seront décisifs pour savoir si cette investiture unanime suffira à relancer la dynamique de la droite parisienne.