Le député Les Républicains Olivier Marleix est mort à l’âge de 54 ans, retrouvé pendu à son domicile le 7 juillet 2025. Ce décès soudain provoque une vive émotion dans la classe politique française.
Le député Les Républicains Olivier Marleix est mort à l’âge de 54 ans, retrouvé pendu à son domicile le 7 juillet 2025. Ce décès soudain provoque une vive émotion dans la classe politique française.

Lundi 7 juillet 2025, le député Les Républicains Olivier Marleix a été retrouvé mort à son domicile d’Anet, dans l’Eure-et-Loir. Les premiers éléments de l’enquête indiquent un suicide par pendaison. Les gendarmes ont été alertés par les proches de l’élu, inquiets de ne plus avoir de nouvelles. Il était âgé de 54 ans.
Le parquet de Chartres a confirmé l’ouverture d’une enquête judiciaire, précisant qu’une autopsie sera pratiquée dans les prochains jours afin de confirmer les circonstances exactes du drame. Selon les autorités, aucun élément suspect n’a été retrouvé sur place.
Olivier Marleix était une personnalité influente de la droite républicaine. Élu député pour la première fois en 2012, il avait été constamment réélu dans la 2ᵉ circonscription d’Eure-et-Loir, en 2017, 2022 et plus récemment en 2024. Il fut également président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale entre juin 2022 et juin 2024, succédant à Damien Abad. À ce poste, il avait joué un rôle clé dans la stratégie parlementaire du parti, notamment lors des débats tendus sur la réforme des retraites et le budget de la Nation.
Il était réputé pour son sens du compromis, sa connaissance fine des dossiers et sa capacité à tenir la ligne républicaine tout en maintenant le dialogue avec les autres formations politiques.
La nouvelle de la mort d’Olivier Marleix a bouleversé le monde politique. L’Assemblée nationale a suspendu ses travaux lundi après-midi, et une minute de silence a été observée dans l’hémicycle. Le président de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, a salué la mémoire d’« un homme respectueux, profondément attaché à la République ». Emmanuel Macron a fait part de sa « grande tristesse », saluant un « parlementaire engagé ».
Du côté de sa famille politique, les réactions ont afflué : Éric Ciotti, président des Républicains, a évoqué « une perte immense pour notre famille politique », tandis que Nicolas Sarkozy a salué « un homme de conviction et de valeurs ». D’autres figures politiques, comme Marine Le Pen, Manuel Bompard, François Hollande ou Édouard Philippe, ont également adressé leurs hommages.
Fils d’Alain Marleix, ancien ministre et lui-même parlementaire, Olivier Marleix était profondément ancré dans la vie publique. Avant de devenir député, il avait exercé plusieurs fonctions au sein de l’État, notamment comme conseiller au sein du cabinet de Nicolas Sarkozy à l’Élysée. Il fut également maire d’Anet de 2008 à 2017, une commune à laquelle il restait très attaché. Ses électeurs, choqués, se souviennent d’un homme « disponible, proche du terrain ».
À l’Assemblée, il siégeait au sein de la commission des lois et était également reconnu pour son implication dans les questions de défense et d’industrie, notamment comme président de la commission d’enquête sur les décisions de l’État en matière de politique industrielle.
Conformément aux dispositions du Code électoral, la suppléante d’Olivier Marleix, Christelle Minard, prend sa place à l’Assemblée nationale dès ce 7 juillet 2025. Maire de la commune de Goussainville et conseillère départementale d’Eure-et-Loir, elle était déjà active localement.
Elle a exprimé « son émotion immense » à l’annonce du décès, affirmant vouloir continuer le travail de son prédécesseur dans « le respect de ses engagements et de ses convictions ». Son arrivée à l’Assemblée se fera dans un climat marqué par le deuil et la sidération.
La disparition brutale d’Olivier Marleix relance le débat sur la pression psychologique qui pèse sur les responsables politiques. Le suicide, encore tabou dans les sphères de pouvoir, rappelle la solitude et l’exposition constante à laquelle sont confrontés les élus. De nombreux parlementaires ont exprimé sur les réseaux sociaux leur inquiétude face à une charge de travail jugée excessive et un climat politique souvent violent.
La classe politique, unanime dans le recueillement, semble également appeler à une réflexion collective sur le bien-être et la santé mentale de ceux qui nous représentent.