L’influenceuse Rym Renom a été condamnée à un an de prison ferme et 25 000 euros d’amende pour pratiques commerciales trompeuses, incluant la promotion de soins illégaux et des publications sponsorisées non signalées.
L’influenceuse Rym Renom a été condamnée à un an de prison ferme et 25 000 euros d’amende pour pratiques commerciales trompeuses, incluant la promotion de soins illégaux et des publications sponsorisées non signalées.

Le verdict est tombé le 11 février 2025 au tribunal de Versailles (et annoncé sur le réseau social X le 5 avril par le Préfet des Yvelines): l’influenceuse Rym Renom, ancienne star de télé-réalité, a été condamnée à un an de prison ferme, 25 000 euros d’amende et à la saisie de 40 000 euros sur ses comptes bancaires. La justice lui reproche d’avoir eu recours à des pratiques commerciales trompeuses, une infraction de plus en plus surveillée dans l’univers des influenceurs.
Les faits reprochés à Rym Renom remontent aux années 2022 et 2023, période durant laquelle elle résidait dans les Yvelines. Durant cette période, elle aurait fait la promotion de soins esthétiques non autorisés, en particulier des injections d’acide hyaluronique pratiquées par une esthéticienne ne disposant pas des qualifications requises. Ces contenus, diffusés sur ses réseaux sociaux à une large audience, ont contribué à banaliser une pratique illégale et potentiellement dangereuse pour les consommateurs.
Outre la promotion de ces pratiques médicales interdites, Rym Renom a également été reconnue coupable de ne pas avoir mentionné le caractère sponsorisé de plusieurs de ses publications. Ce manquement est contraire aux règles de transparence imposées par la législation française sur la publicité en ligne et la communication des influenceurs. En ne signalant pas la nature commerciale de ses contenus, l’influenceuse a trompé son public, portant atteinte à la confiance des consommateurs.
Fait marquant de cette affaire : un mandat d’arrêt a été émis à l’encontre de Rym Renom, laissant entendre qu’elle ne s’est pas présentée devant la justice pour répondre des faits qui lui sont reprochés. À ce jour, elle n’a pas publié de réaction officielle ou communiqué sur la décision du tribunal. Son silence ajoute à l’opacité d’une affaire déjà fortement médiatisée.
Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), le préfet des Yvelines a rappelé que « la loi s’applique à tous », soulignant l’importance de la transparence et du respect de la législation par les influenceurs. Cette affaire s’inscrit dans un contexte de surveillance accrue des dérives commerciales dans l’univers de l’influence, où l’impact sur les jeunes publics rend ces pratiques particulièrement sensibles.
Le cas de Rym Renom marque un tournant dans la lutte contre les abus de l’économie de l’influence. Il envoie un signal clair : les contenus sponsorisés, les partenariats commerciaux et les recommandations médicales ne peuvent plus échapper à un strict encadrement juridique.