Condamnée à cinq ans d’inéligibilité, Marine Le Pen reçoit le soutien du RN via une pétition en ligne. Le débat s’intensifie autour de la politisation de la justice et de l’état de la démocratie.
Condamnée à cinq ans d’inéligibilité, Marine Le Pen reçoit le soutien du RN via une pétition en ligne. Le débat s’intensifie autour de la politisation de la justice et de l’état de la démocratie.

La scène politique française est en ébullition depuis la condamnation de Marine Le Pen à cinq ans d’inéligibilité par le tribunal correctionnel de Paris, dans le cadre de l’affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement National. L’annonce du jugement, le 31 mars 2025, a provoqué une onde de choc, tant dans les rangs du RN que dans le reste du paysage politique. Jordan Bardella, président du parti, a réagi sans attendre en lançant une pétition en ligne intitulée « Sauvons la démocratie, soutenons Marine », disponible sur le site officiel du RN.
L’objectif affiché : mobiliser les sympathisants et dénoncer ce que le parti considère comme une tentative de neutraliser son leadership par des moyens judiciaires.
Le tribunal a condamné Marine Le Pen à quatre ans de prison, dont deux sous bracelet électronique, en plus de son inéligibilité immédiate et d’une amende de 100 000 euros. Cette sanction intervient dans un contexte électoral tendu, à deux ans de la présidentielle de 2027.
Pour le RN, cette décision est perçue comme une manœuvre politique visant à écarter leur candidate phare. Sur les réseaux sociaux, les messages de soutien affluent, tandis que les responsables du parti dénoncent une « judiciarisation de la vie politique ». En parallèle, certaines figures internationales comme Elon Musk ou des représentants politiques européens d’extrême droite ont exprimé leur solidarité avec Le Pen, accentuant la portée internationale du débat.
Face à cette offensive du RN, le Parti socialiste a réagi en lançant sa propre pétition pour défendre l’indépendance de la justice. Ce contrepoids politique met en lumière une fracture idéologique majeure : d’un côté, ceux qui dénoncent un « coup judiciaire », de l’autre, ceux qui rappellent que la loi s’applique à tous, même aux prétendants à l’Élysée. Cette confrontation autour de la condamnation de Marine Le Pen dépasse donc le cadre juridique pour devenir un symbole de l’affrontement entre deux visions de la démocratie.
La pétition lancée par le RN pourrait ainsi servir de baromètre pour mesurer l’ampleur de la mobilisation de son électorat, dans un contexte où la bataille de l’opinion publique est plus décisive que jamais.