Conor McGregor, ancienne star du MMA, annonce sa candidature à la présidence irlandaise tout en laissant entendre une possible retraite sportive. Entre ambitions politiques, scandales judiciaires et projets d’affaires, l’Irlandais fait sensation.
Conor McGregor, ancienne star du MMA, annonce sa candidature à la présidence irlandaise tout en laissant entendre une possible retraite sportive. Entre ambitions politiques, scandales judiciaires et projets d’affaires, l’Irlandais fait sensation.

Après une longue absence liée à une grave blessure au tibia survenue en juillet 2021 lors de son dernier combat contre Dustin Poirier, Conor McGregor devait faire son retour dans l’octogone face à Michael Chandler, prévu pour juin 2024. Mais une nouvelle blessure, cette fois à l’orteil, a contraint l’Irlandais à annuler l’affrontement, renforçant les rumeurs d’une retraite imminente. Lors d’un événement du Bare Knuckle Fighting Championship (BKFC) en mars 2025, organisation dont il est copropriétaire, McGregor a déclaré : « Je suis comblé par ce que j’ai accompli. » Une déclaration qui sonne comme un adieu au monde du MMA.
C’est lors d’une visite à la Maison-Blanche pour la fête de la Saint-Patrick, le 17 mars 2025, que McGregor a créé la surprise. L’ancien champion de l’UFC a annoncé sa volonté de se présenter à l’élection présidentielle irlandaise prévue pour le 11 novembre prochain. Dans un style provocateur qui lui est propre, il a repris le slogan trumpiste : « I will make Ireland great again ». Une formule qui a immédiatement enflammé les réseaux sociaux et divisé l’opinion publique.
Parmi les premiers éléments de son programme, McGregor s’est attaqué au Pacte européen sur la migration et l’asile, qu’il souhaite voir rejeté par référendum. Il critique la politique migratoire actuelle du gouvernement irlandais, qu’il juge laxiste. Ces propos lui ont valu des critiques virulentes de la part du Premier ministre Micheál Martin, qui affirme que McGregor « ne représente pas les valeurs du peuple irlandais ».
Pour pouvoir figurer sur les bulletins de vote, McGregor devra obtenir le soutien de 20 membres du parlement ou de quatre conseils locaux. Une tâche qui s’annonce complexe, d’autant plus qu’un sondage réalisé en 2023 indiquait que seulement 8 % des Irlandais voteraient pour lui. Sa notoriété pourrait jouer en sa faveur, mais son manque d’expérience politique reste un obstacle majeur.
À ces ambitions s’ajoute un lourd passif judiciaire. En novembre 2024, un tribunal civil irlandais a reconnu McGregor coupable d’agression sexuelle, survenue en 2018, et l’a condamné à verser près de 250 000 euros à la victime. Cette affaire a déjà entraîné la rupture de plusieurs partenariats commerciaux, ternissant davantage son image publique au moment où il tente une percée politique.
Entre retraite sportive, ambitions politiques et démêlés judiciaires, Conor McGregor entame une nouvelle phase de sa vie aussi imprévisible que ses combats dans l’octogone. Reste à savoir si l’Irlande est prête à suivre celui qui fut l’un de ses athlètes les plus controversés sur un terrain bien différent de celui de la cage.