Trois jours après le meurtre d’Aboubakar Cissé dans une mosquée du Gard, Olivier H., 20 ans, s’est rendu à la police en Italie. Une procédure d’extradition est en cours pour son retour en France.
Trois jours après le meurtre d’Aboubakar Cissé dans une mosquée du Gard, Olivier H., 20 ans, s’est rendu à la police en Italie. Une procédure d’extradition est en cours pour son retour en France.

Après trois jours de cavale, Olivier H., âgé de 20 ans, s’est rendu de lui-même dimanche soir aux autorités italiennes. Le jeune homme s’est présenté vers 23 heures au commissariat de Pistoia, en Toscane. Recherché activement pour le meurtre d’Aboubakar Cissé, 24 ans, survenu vendredi 25 avril 2025 à la mosquée Khadidja de La Grand-Combe (Gard), il a mis fin à une traque nationale qui mobilisait d’importants moyens policiers.
Le suspect, né à Lyon en 2004, est de nationalité française. Il était inconnu des services de police et de justice avant ce drame. Issu de la communauté des gens du voyage, il était sans emploi au moment des faits. Ce profil, combiné à l’absence de passé criminel, a surpris les enquêteurs, qui cherchent désormais à mieux comprendre son parcours récent et d’éventuelles influences.
La victime, un fidèle de la mosquée, a été poignardée à une quarantaine de reprises. Selon les premiers éléments de l’enquête, Olivier H. aurait filmé la scène. Des déclarations inquiétantes ont été retrouvées : il aurait exprimé le souhait de « devenir un tueur en série ».
Les enquêteurs évoquent un acte prémédité, nourri par une idéologie violente, même si les motivations exactes restent encore à éclaircir.
Le procureur d’Alès a salué la reddition du suspect, soulignant la coordination efficace des forces de l’ordre françaises et italiennes. Une procédure d’extradition a été immédiatement engagée pour permettre le retour d’Olivier H. en France, où il devra répondre de ses actes devant la justice. Le président Emmanuel Macron a réagi en exprimant son soutien aux proches de la victime, déclarant que « la liberté de culte est intangible » et que « le racisme et la haine n’auront jamais leur place en France ».
En hommage à Aboubakar Cissé, une marche blanche a rassemblé plus d’un millier de personnes dimanche à La Grand-Combe. D’autres rassemblements ont eu lieu à Paris, dénonçant l’islamophobie et appelant à l’unité nationale.
L’émotion reste vive, tant au sein de la communauté musulmane que dans l’ensemble de la population, profondément choquée par ce crime brutal en un lieu de prière et de paix.