Deux agentes de la RATP ont été violemment agressées à Châtelet-Les Halles, dont une enceinte de trois mois frappée au ventre. L’auteur, interpellé, pourrait souffrir de troubles psychiatriques. Une enquête est en cours.
Deux agentes de la RATP ont été violemment agressées à Châtelet-Les Halles, dont une enceinte de trois mois frappée au ventre. L’auteur, interpellé, pourrait souffrir de troubles psychiatriques. Une enquête est en cours.

Une agression brutale et gratuite a eu lieu ce vendredi 9 mai dans la station de métro Châtelet-Les Halles à Paris. Deux agentes de la RATP ont été violemment prises à partie par un homme, sans raison apparente. L’une d’elles, enceinte de trois mois, a été frappée à plusieurs reprises au ventre.
Les faits se sont déroulés en fin de matinée, aux alentours de 11h, alors que les deux agentes effectuaient leur ronde habituelle dans le cadre de leurs fonctions de surveillance. Un homme, visiblement seul, s’est soudainement approché d’elles et s’est mis à les frapper sans avertissement ni provocation. L’agression, aussi brutale qu’injustifiée, a provoqué un vif émoi sur place.
Selon les premiers témoignages, aucune altercation verbale n’a précédé les coups, ce qui rend l’attaque d’autant plus incompréhensible. La victime enceinte a été ciblée au ventre à plusieurs reprises, suscitant une inquiétude immédiate pour sa santé et celle de son enfant à naître.
Les secours sont intervenus rapidement. Les deux agentes ont été prises en charge par les pompiers et transportées en urgence vers un hôpital parisien. Leur état de santé n’a pas été précisé dans l’immédiat, mais la RATP a indiqué que leur pronostic vital n’était pas engagé.
Un suivi médical et psychologique a été mis en place. La collègue enceinte a été hospitalisée en priorité pour des examens approfondis. Les résultats de ces examens détermineront si une interruption éventuelle de grossesse est à craindre.
L’homme, âgé d’environ 35 ans, a été rapidement maîtrisé par des agents de sûreté présents dans la station puis placé en garde à vue dans les locaux du commissariat du 1er arrondissement. Il n’était pas porteur d’armes, mais sa violence a été qualifiée d’extrême et irrationnelle.
Les premiers éléments de l’enquête suggèrent qu’il ne connaissait pas ses victimes. Il pourrait souffrir de troubles psychiatriques, ce qui devra être confirmé par une expertise. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour violences volontaires aggravées.
L’agression a provoqué une onde de choc au sein de la RATP. La direction a condamné fermement les faits et exprimé son soutien aux deux agentes. « Ce type de violence gratuite est intolérable. Nous accompagnons nos agentes dans cette épreuve difficile », a déclaré un porte-parole.
Les syndicats, de leur côté, dénoncent une montée des agressions dans les transports publics. La CGT-RATP a réclamé des mesures immédiates pour renforcer la sécurité, notamment dans les grandes stations parisiennes où les tensions sont fréquentes. « Nos collègues sont en première ligne chaque jour. Elles méritent d’être protégées », a déclaré un représentant syndical.
La ministre des Transports a réagi rapidement sur les réseaux sociaux, exprimant son soutien aux victimes et appelant à une réponse pénale exemplaire. « Une agente enceinte agressée dans le cadre de son travail, c’est une ligne rouge franchie. L’auteur devra répondre pleinement de ses actes. »
Une enquête interne a également été déclenchée par la RATP afin d’évaluer si les conditions de sécurité en station étaient suffisantes et si les procédures d’intervention ont été correctement suivies.
Cette agression relance de façon aiguë le débat sur la sécurité du personnel dans les transports publics. Les incidents, qu’ils soient liés à des incivilités ou à des agressions physiques, sont en nette augmentation depuis le début de l’année.
Les syndicats réclament depuis plusieurs mois :
Un comité de sécurité pourrait être convoqué en urgence à la préfecture de Paris dans les prochains jours.