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Affaire Morandini : la cour d’appel alourdit la peine pour corruption de mineurs

cour d'appel

Une condamnation plus lourde en appel

Le vendredi 21 mars 2025, la cour d’appel de Paris a alourdi la peine prononcée contre Jean-Marc Morandini, reconnu coupable de corruption de mineurs. L’animateur de télévision a été condamné à deux ans de prison avec sursis, assortis d’une amende de 20 000 euros. Il se voit également interdit définitivement d’exercer toute activité en lien avec des mineurs et devra être inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles. Cette décision confirme les faits reprochés, tout en renforçant la sévérité de la première condamnation, intervenue en 2022. À l’époque, Morandini n’avait écopé que d’un an de prison avec sursis.

Trois mineurs au cœur de l’affaire

Les faits jugés en appel concernent trois adolescents, âgés de 15 à 16 ans au moment des faits, survenus entre 2009 et 2016. Le premier cas remonte à 2009, lorsque Morandini aurait demandé à un jeune de se dénuder et de se masturber lors d’un faux casting pour un film fictif. Le projet n’a jamais vu le jour. Les deux autres victimes ont reçu, en 2013 et entre 2015 et 2016, des messages à caractère sexuel de la part de l’animateur. Ces échanges numériques ont été considérés comme des actes de corruption de mineurs, même en l’absence de contact physique. La cour a estimé que l’animateur avait profité de son image publique et de sa notoriété pour exercer une forme de pression psychologique sur ces jeunes.

Une autre affaire récente en toile de fond

Cette condamnation s’ajoute à une précédente décision de justice : en janvier 2025, Jean-Marc Morandini avait été condamné en appel à 18 mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel envers un jeune comédien. Les faits, survenus en 2015, concernaient une autre production fictive, une web-série intitulée Les Faucons, où plusieurs jeunes hommes avaient été incités à se mettre nus lors de castings. Bien que traités séparément, ces deux dossiers montrent un même mode opératoire, consistant à attirer de jeunes aspirants comédiens avec la promesse de rôles, pour ensuite leur faire subir des comportements déplacés.

Une présence maintenue sur CNews

Malgré ses condamnations successives, Jean-Marc Morandini continue d’animer l’émission « Morandini Live » sur CNews. Ce maintien à l’antenne provoque une vive polémique. Plusieurs personnalités publiques, des associations et des internautes s’indignent de cette situation, estimant qu’une chaîne d’information ne devrait pas accorder une telle visibilité à une personne reconnue coupable d’infractions sexuelles. Le groupe Canal+, maison mère de CNews, n’a pour l’instant pas réagi officiellement à la condamnation de l’animateur. L’absence de positionnement suscite des interrogations sur la responsabilité des médias dans la gestion de ce type de cas.

Une carrière ternie et un avenir incertain

Figure médiatique controversée depuis plusieurs années, Jean-Marc Morandini voit aujourd’hui son image gravement détériorée. S’il échappe à la prison ferme, les jugements rendus entérinent une reconnaissance judiciaire claire de comportements inacceptables. Dans un contexte de sensibilisation croissante aux violences sexuelles, en particulier envers les mineurs, cette affaire ravive le débat sur les pratiques dans le monde de l’audiovisuel, les limites du pouvoir d’influence et la nécessité de mieux encadrer les auditions de jeunes artistes.

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