Un puissant séisme de magnitude 7,7 a frappé la Birmanie le 28 mars, causant au moins 694 morts et plus de 1 600 blessés. La junte appelle à l’aide internationale face à l’ampleur des dégâts.
Un puissant séisme de magnitude 7,7 a frappé la Birmanie le 28 mars, causant au moins 694 morts et plus de 1 600 blessés. La junte appelle à l’aide internationale face à l’ampleur des dégâts.

Le jeudi 28 mars, la Birmanie a été secouée par un violent séisme de magnitude 7,7, frappant la région centrale du pays. L’épicentre, situé à environ 50 kilomètres au nord-est de Naypyidaw, la capitale administrative, a provoqué des secousses ressenties jusque dans plusieurs pays voisins, notamment en Thaïlande et en Chine. À Bangkok, un immeuble de 30 étages en construction s’est effondré, causant plusieurs décès et de nombreuses disparitions, selon les premières informations relayées par la presse locale.
Les autorités birmanes ont annoncé un bilan provisoire de plus de 1000 morts et 2376 blessés, selon les dernières déclarations de la junte militaire, en place depuis le coup d’État de 2021. Ce chiffre pourrait encore augmenter à mesure que les secours atteignent les zones les plus touchées. Des versions antérieures du bilan faisaient état de 144 morts et 732 blessés, preuve de la confusion et de la difficulté d’évaluation sur le terrain.
Le séisme a provoqué l’effondrement de nombreux bâtiments et l’interruption des réseaux de communication dans plusieurs régions. Les services d’urgence peinent à atteindre certaines zones rurales, en raison des routes endommagées et des glissements de terrain provoqués par les secousses. Des hôpitaux, déjà fragilisés par des années de crise politique et économique, sont submergés par l’afflux de blessés.
Face à l’ampleur de la catastrophe, le général Min Aung Hlaing, chef de la junte au pouvoir, a lancé un appel solennel à la communauté internationale. Dans un message télévisé, il a sollicité une aide humanitaire urgente pour venir en soutien aux populations sinistrées. Cet appel pourrait marquer un tournant diplomatique, alors que la Birmanie est isolée sur la scène internationale depuis la répression sanglante des opposants au régime.
Ce séisme intervient dans un contexte de grande instabilité politique et économique en Birmanie. La catastrophe naturelle vient s’ajouter à une crise humanitaire déjà profonde, exacerbée par les conflits internes entre l’armée et diverses factions ethniques. Les prochaines heures seront cruciales pour organiser une réponse efficace, éviter une nouvelle tragédie et apporter secours aux milliers de personnes touchées.