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Belgique : le tabac disparaît des étals à partir du 1er avril

Dès le 1ᵉʳ avril, les buralistes belges doivent cacher à la vue tous les produits liés au tabac, une mesure destinée à lutter contre le tabagisme, en particulier chez les jeunes.

bureau tabac Belgique

Depuis ce mardi 1er avril, une nouvelle règle entre en vigueur dans tous les points de vente de tabac en Belgique : les paquets de cigarettes ne peuvent plus être exposés à la vue des clients. Cette décision, mise en place par le gouvernement fédéral, s’inscrit dans un plan de lutte contre le tabagisme. Concrètement, tous les produits du tabac — cigarettes, tabac à rouler, filtres, feuilles et même cigarettes électroniques — doivent être rangés dans des meubles fermés ou dissimulés derrière des panneaux opaques. Une disposition qui concerne tous les commerces, qu’il s’agisse de bureaux de tabac ou de grandes surfaces.

Un objectif clair : limiter l’attrait du tabac

L’objectif de cette mesure est de « dénormaliser le tabagisme », selon les mots des autorités sanitaires. En supprimant la visibilité de ces produits, le gouvernement espère réduire les achats impulsifs, notamment chez les jeunes, plus vulnérables aux stratégies marketing. Cette décision s’inscrit dans un plan plus large, qui prévoit également l’interdiction de la vente de tabac dans les magasins alimentaires de plus de 400 m² à partir du même jour.

Des sanctions sont prévues en cas de non-respect : jusqu’à un an de prison et une amende pouvant aller jusqu’à 800 000 euros. Une approche sévère, qui aligne la Belgique sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé.

Des commerçants inquiets, des clients partagés

Sur le terrain, la réaction des buralistes est contrastée. Beaucoup s’interrogent sur l’impact économique et logistique de cette mesure. Réorganiser les linéaires, modifier les meubles, expliquer la démarche aux clients : tout cela représente une charge supplémentaire.

Certains clients, eux, se disent surpris, voire sceptiques. « On sait déjà ce qu’on veut acheter, ça ne changera pas grand-chose », estime un habitué d’un tabac bruxellois interrogé par les médias locaux. Reste à voir si cette stratégie portera ses fruits à long terme, en réduisant véritablement le nombre de fumeurs dans le pays.

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