Toyota et Mercedes rappellent en France des milliers de véhicules équipés d’airbags Takata défectueux. Ces dispositifs, potentiellement mortels, ont causé plusieurs décès. Les autorités exigent une réparation rapide, sous peine de sanctions.
Toyota et Mercedes rappellent en France des milliers de véhicules équipés d’airbags Takata défectueux. Ces dispositifs, potentiellement mortels, ont causé plusieurs décès. Les autorités exigent une réparation rapide, sous peine de sanctions.

Toyota et Mercedes annoncent l’immobilisation immédiate de milliers de véhicules en France, rejoignant ainsi d’autres constructeurs déjà touchés par le scandale des airbags Takata. Ces dispositifs de sécurité, censés protéger les passagers en cas de collision, sont au cœur d’une affaire mondiale depuis plus d’une décennie.
Le défaut concerne un gaz propulseur instable qui, avec le temps, peut entraîner l’explosion violente de l’airbag, projetant des fragments métalliques à haute vitesse à l’intérieur de l’habitacle. En France, 29 accidents liés à ces airbags ont été recensés, dont 12 décès (11 en outre-mer, 1 en métropole).
Chez Toyota, les modèles concernés sont principalement les Yaris produites entre 2001 et 2017, et les Corolla fabriquées entre 2001 et 2010. Mercedes, de son côté, rappelle notamment les Classe A II, Classe C II et III, construites entre 2004 et 2016. Les propriétaires doivent impérativement vérifier le numéro d’identification (VIN) sur leur carte grise et le comparer aux listes disponibles sur les sites des constructeurs. En cas de correspondance, les véhicules doivent être immédiatement immobilisés.
Le ministère français des Transports, soucieux de prévenir tout nouveau drame, a imposé une politique de « stop-drive ». Cela signifie que les véhicules identifiés comme dangereux ne doivent plus être utilisés tant que la réparation n’a pas été effectuée. Cette mesure, déjà appliquée par Citroën et Volkswagen ces dernières semaines, s’étend désormais à deux des plus grands constructeurs mondiaux.
Le gouvernement a prévenu que toute lenteur dans la mise en œuvre de ces rappels sera lourdement sanctionnée, avec des amendes pouvant atteindre un million d’euros par jour de retard.
Le scandale Takata, qui a conduit à la faillite du fabricant japonais en 2017, continue de produire ses effets aujourd’hui. Des dizaines de millions de véhicules dans le monde ont été rappelés depuis l’origine du problème. En France, malgré les campagnes de sensibilisation passées, des milliers de véhicules circulent encore avec ces airbags défectueux. Le ministère a demandé aux marques de multiplier les actions de traçabilité et de contact des clients, y compris par courrier recommandé, SMS et appels téléphoniques.
Les constructeurs insistent : le remplacement de l’airbag est gratuit et doit être pris très au sérieux. En attendant la réparation, les propriétaires sont priés de ne pas utiliser leur véhicule, y compris pour de courts trajets. Le risque d’accident étant imprévisible, la prudence est de mise. Ce rappel n’est pas une simple formalité administrative : il s’agit d’une question de vie ou de mort.
Alors que l’affaire Takata semblait appartenir au passé, elle refait aujourd’hui surface en France avec une gravité renouvelée. Pour Toyota, Mercedes et les autorités, l’heure est à la mobilisation totale pour protéger les usagers et éviter de nouveaux drames.