Un kayakiste brièvement avalé par une baleine au large du Chili : un incident spectaculaire et rarissime
Le 8 février 2025, un événement aussi rare que spectaculaire s’est produit au large de la Patagonie chilienne, dans le détroit de Magellan. Adrián Simancas, un kayakiste vénézuélien de 24 ans, a vécu une expérience hors du commun lorsqu’il a été brièvement englouti par une baleine à bosse avant d’être recraché sain et sauf.
Un moment de panique capturé en vidéo
Adrián Simancas était en train de pagayer avec son père, Dell Simancas, près du phare de San Isidro, un lieu prisé par les amateurs d’aventure et d’observation de la faune marine. Alors qu’il profitait de cette sortie en pleine nature, une immense baleine à bosse a surgi de l’eau et l’a aspiré, kayak compris, avant de le recracher quelques secondes plus tard.
L’événement a été filmé par son père, qui se trouvait à quelques centaines de mètres. Sur la vidéo, on peut entendre Dell crier à son fils : « Attrape le bateau ! Reste calme, reste calme ! » Adrián, lui, raconte avoir ressenti une « texture visqueuse » sur son visage pendant qu’il était brièvement submergé. « Pendant ces trois secondes sous l’eau, j’ai cru que j’allais mourir, » a-t-il confié après coup.
Un incident exceptionnel mais non agressif
Les spécialistes de la faune marine insistent sur le fait que les baleines à bosse ne sont pas agressives envers les humains. Elles se nourrissent principalement de krill, de petits poissons et de plancton, filtrés à travers leurs fanons. L’incident serait donc une pure coïncidence liée à la technique d’alimentation du cétacé.
Ces baleines pratiquent souvent une technique d’alimentation appelée « lunge feeding », où elles remontent rapidement à la surface la bouche grande ouverte pour capturer un maximum de nourriture. Il est probable qu’Adrián Simancas ait été à la mauvaise place au mauvais moment.
Bien que spectaculaires, de tels incidents sont extrêmement rares. Un événement similaire avait été rapporté en 2020 en Californie, où deux kayakistes avaient brièvement été « avalées » par une baleine avant d’être recrachées indemnes.
Un récit fascinant et une envie de retourner sur l’eau
Après ce moment de panique, Adrián et son père ont pu regagner le rivage sans encombre. Aucun d’eux n’a subi de blessures et, malgré la frayeur, ils affirment qu’ils continueront à pagayer dans ces eaux magnifiques.
« Nous avons été les témoins d’un moment extraordinaire de la nature, » a déclaré Dell Simancas. « Les baleines à bosse sont des créatures magnifiques et nous devons apprendre à respecter leur environnement. »
Le détroit de Magellan est connu pour ses conditions climatiques difficiles, ses eaux froides et sa faune marine riche. C’est une région prisée par les kayakistes et les biologistes marins, car elle offre une proximité exceptionnelle avec des espèces impressionnantes, dont les baleines à bosse.
Une rencontre qui rappelle l’importance du respect des cétacés
Cet incident remet en lumière l’importance du respect des règles de navigation en zone de présence de baleines. De nombreux pays imposent des distances minimales à respecter pour ne pas perturber ces mammifères marins. Au Chili, les règlements recommandent de ne pas s’approcher à moins de 100 mètres des baleines pour éviter tout incident.
Les biologistes rappellent également que si les baleines à bosse sont aujourd’hui protégées, elles restent vulnérables aux activités humaines, notamment aux collisions avec les bateaux et à la pollution sonore. Cet événement sert donc aussi d’opportunité pour sensibiliser à la cohabitation entre l’homme et la nature.
Conclusion
Le cas d’Adrián Simancas est l’un des rares cas documentés d’un kayakiste brièvement aspiré par une baleine avant d’être recraché sain et sauf. Il s’agit d’un rappel puissant que la nature réserve encore de nombreuses surprises, parfois impressionnantes, mais le plus souvent inoffensives.
Malgré la peur ressentie sur le moment, l’expérience d’Adrián et Dell Simancas ne les a pas dissuadés de retourner naviguer dans le détroit de Magellan, prouvant que la passion pour l’aventure et la nature l’emporte sur la frayeur passagère. Ce récit hors du commun restera sans doute gravé dans les annales des rencontres insolites entre l’homme et la vie marine.

