Le Portugal a remporté sa deuxième Ligue des Nations en battant l’Espagne aux tirs au but (5-3) après un match nul 2-2. Un exploit marqué par un but de Ronaldo et un match héroïque de Nuno Mendes.
Le Portugal a remporté sa deuxième Ligue des Nations en battant l’Espagne aux tirs au but (5-3) après un match nul 2-2. Un exploit marqué par un but de Ronaldo et un match héroïque de Nuno Mendes.

Le Portugal a triomphé en finale de la Ligue des Nations 2025 dimanche soir à Munich en battant l’Espagne 5-3 aux tirs au but après un match nul spectaculaire (2-2 a.p.). C’est une victoire à la fois collective et émotionnelle, qui ancre un peu plus la Seleção dans l’histoire de la compétition, qu’elle devient la première nation à remporter deux fois. Le match avait pourtant mal commencé pour les hommes de Roberto Martínez, menés à deux reprises. L’Espagne, fidèle à son jeu de possession, frappe la première grâce à Zubimendi (21e) puis reprend l’avantage juste avant la pause avec un but de Mikel Oyarzabal (45e).
Mais entre ces deux réalisations, Nuno Mendes (26e) égalise sur une action confuse, et Cristiano Ronaldo, du haut de ses 40 ans, offre une nouvelle page d’anthologie à son immense carrière en marquant un volley magistral à la 61e minute. Une réalisation symbolique, puisque peu après, le quintuple Ballon d’Or doit quitter la pelouse, légèrement blessé. L’image de sa sortie, les larmes aux yeux, résonnera longtemps dans la mémoire collective.
En deuxième période et durant les prolongations, le Portugal hausse son niveau défensif et tient tête aux attaques répétées de la Roja. Grâce à une meilleure organisation tactique et des remplacements judicieux, la Seleção semble même plus dangereuse dans les dernières minutes du temps réglementaire. L’entrée de João Neves et la maîtrise de Bruno Fernandes au milieu ont permis de rééquilibrer la bataille du jeu, alors que Vitinha, Rúben Dias et Mendes ont multiplié les efforts pour tenir en respect l’attaque espagnole.
Ce sont pourtant les tirs au but qui vont départager les deux nations. Et c’est là que Diogo Costa entre en scène. Déjà héroïque en demi-finale contre l’Allemagne, le gardien du FC Porto détourne la tentative d’Alvaro Morata et libère les siens. Aucun Portugais ne tremble, et Rúben Neves conclut la séance avec sang-froid. Le stade explose, le banc portugais envahit la pelouse, et Cristiano Ronaldo, en civil, s’effondre en larmes dans les bras de ses coéquipiers.
Ce moment d’émotion pure symbolise à lui seul la portée de cette victoire. Elle est autant celle d’un groupe bien construit que d’un joueur dont l’influence dépasse le cadre du football.
Parmi les figures de ce triomphe, Nuno Mendes ressort comme l’homme du match. Le latéral du PSG a non seulement marqué, mais a aussi éteint Lamine Yamal, le phénomène espagnol, tout en multipliant les percées offensives. Rarement mis en difficulté, il a symbolisé à lui seul la rigueur défensive et la projection offensive du Portugal. Dans l’ombre, Roberto Martínez a su transformer cette équipe en une machine équilibrée, efficace et adaptable.
Arrivé après l’ère Fernando Santos, le technicien espagnol trouve enfin la consécration avec ce trophée. Son choix de titulariser Mendes, de maintenir Vitinha malgré la pression espagnole au milieu, ou encore d’attendre pour faire entrer João Neves ont pesé dans la balance. Il offre ainsi au Portugal un deuxième trophée majeur en six ans, après l’Euro 2016 et la première Ligue des Nations en 2019.
Ce sacre ouvre une nouvelle ère pour la sélection lusitanienne, mais avec un point d’interrogation majeur : l’avenir de Ronaldo. À 40 ans, il a prouvé qu’il restait décisif, mais l’émotion de sa sortie et ses déclarations en zone mixte – « Si c’est la fin, je suis heureux » – laissent penser que cette victoire pourrait marquer son dernier match international. Si tel est le cas, il sortira par la grande porte, avec un dernier but, un dernier trophée, et une dernière ovation.
Derrière lui, la relève est prête : Vitinha, Neves, Mendes, Diogo Costa ou encore António Silva forment une base solide pour continuer à jouer les premiers rôles. Le Portugal pourra aborder avec confiance les prochaines qualifications pour la Coupe du monde 2026 et les échéances à venir.