Marine Le Pen, condamnée pour détournement de fonds et inéligible jusqu’en 2030, pourrait voir son procès en appel se tenir avant l’été 2026, un moment crucial pour son avenir et celui du Rassemblement national.
Marine Le Pen, condamnée pour détournement de fonds et inéligible jusqu’en 2030, pourrait voir son procès en appel se tenir avant l’été 2026, un moment crucial pour son avenir et celui du Rassemblement national.

La présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, pourrait voir son procès en appel se tenir avant l’été 2026. Cette échéance représente un tournant décisif dans l’affaire judiciaire qui la poursuit depuis plusieurs années. Condamnée en première instance pour détournement de fonds publics dans l’affaire dite des assistants parlementaires européens, l’ancienne députée européenne espère une décision favorable pour rebondir politiquement.
Marine Le Pen a été condamnée le 31 mars 2025 à quatre ans de prison, dont deux fermes à effectuer sous bracelet électronique, assortie d’une amende de 100 000 euros et d’une peine d’inéligibilité de cinq ans immédiatement applicable. Cette condamnation intervient dans le cadre de l’affaire des assistants parlementaires européens, où elle est accusée d’avoir détourné des fonds destinés à l’emploi de collaborateurs du Parlement européen au profit d’activités internes au RN.
L’inéligibilité immédiate imposée représente un véritable coup dur pour Le Pen, lui interdisant de se présenter aux élections présidentielles de 2027.
L’annonce du calendrier par la cour d’appel de Paris suscite un nouvel espoir dans les rangs du RN. Marine Le Pen a qualifié la perspective d’un procès avant l’été 2026 de « très bonne nouvelle ». En cas de décision favorable, cela pourrait en effet lui permettre de participer aux élections présidentielles de 2027, une échéance politique majeure.
L’issue du procès pourrait donc non seulement influencer l’avenir personnel de Marine Le Pen, mais aussi avoir des répercussions profondes sur la stratégie électorale et l’organisation interne du parti d’extrême droite.
Cette affaire judiciaire intervient à un moment critique pour le Rassemblement national, qui doit désormais composer avec l’absence potentielle prolongée de sa figure emblématique. Jordan Bardella, président actuel du RN, est pressenti pour succéder durablement à Marine Le Pen, malgré certaines critiques internes liées à sa gestion des récentes élections législatives anticipées.
Par ailleurs, Marion Maréchal, nièce de Marine Le Pen, fait également partie des figures envisagées pour reprendre les rênes du parti, ajoutant une dimension familiale à la crise interne du RN.
Face à cette situation, le Rassemblement national a lancé des actions de mobilisation, invitant ses partisans à manifester leur soutien envers Marine Le Pen. Des manifestations et pétitions ont été organisées par le parti, dénonçant une condamnation qu’ils jugent politique et injustifiée. Ces actions de rue visent à maintenir la pression sur les autorités judiciaires et à affirmer la cohésion du parti en pleine crise.
Cependant, elles sont aussi révélatrices d’un parti en tension, partagé entre fidélité à Marine Le Pen et nécessité de renouveler son leadership pour préserver son avenir électoral.