Douze superchargeurs Tesla ont été incendiés volontairement à Saint-Chamond dans la Loire. Une revendication anti-Tesla a été découverte sur place. Une enquête est en cours pour identifier les auteurs de l’attaque.
Douze superchargeurs Tesla ont été incendiés volontairement à Saint-Chamond dans la Loire. Une revendication anti-Tesla a été découverte sur place. Une enquête est en cours pour identifier les auteurs de l’attaque.

Dans la nuit du mercredi 26 au jeudi 27 mars, un incendie volontaire a frappé une station de recharge Tesla à Saint-Chamond, dans le département de la Loire. Ce sont douze bornes de superchargeurs, installées sur le parking d’un hypermarché, qui ont été la cible de cette attaque. Deux d’entre elles ont été complètement détruites, tandis que les dix autres ont été significativement endommagées par les flammes.
L’événement, encore rare en France, a immédiatement suscité l’ouverture d’une enquête pour « dégradation et destruction par incendie », confiée au commissariat local.
Les premières constatations menées par les forces de l’ordre ont permis de relever une inscription peinte sur le sol : « Campagne anti Tesla Born to burn », une phrase qui semble revendiquer explicitement l’acte. L’origine et la signification exacte de cette inscription restent à éclaircir, mais elle laisse penser à un geste militant ou idéologique contre la marque Tesla ou la voiture électrique en général.
Le montant des dégâts s’élèverait à plusieurs centaines de milliers d’euros, chaque borne coûtant plusieurs dizaines de milliers d’euros à l’unité. Aucune revendication officielle n’a été faite à ce stade, et les autorités n’écartent aucune hypothèse.
C’est la première fois qu’un tel acte est signalé dans la Loire. L’attaque vise directement un symbole fort de la transition énergétique et de la mobilité électrique, incarné par Tesla. Si l’enquête devra déterminer s’il s’agit d’un acte isolé ou d’une action coordonnée, cet incendie soulève des inquiétudes quant à la sécurité des infrastructures électriques, de plus en plus nombreuses sur le territoire. Aucun suspect n’a pour l’instant été interpellé, et la vidéosurveillance du site est en cours d’analyse pour tenter d’identifier les auteurs.