Avec un budget colossal de 310 millions de dollars, « The Electric State », réalisé par les célèbres frères Anthony et Joe Russo, débarque sur Netflix le 14 mars 2025. Très attendue, cette superproduction adaptée du roman graphique éponyme de Simon Stålenhag transporte les spectateurs dans une Amérique alternative rétrofuturiste de 1997, combinant habilement nostalgie et science-fiction. Pourtant, malgré les moyens conséquents engagés, les premières réactions critiques révèlent une réception étonnamment tiède.
Un voyage émotionnel dans une Amérique alternative
Le film met en scène Millie Bobby Brown dans le rôle de Michelle, une adolescente solitaire qui, suite à la perte tragique de ses proches dans un accident, découvre que son frère, Christopher, supposé mort, réapparaît mystérieusement sous la forme d’un robot. Commence alors un voyage initiatique singulier à travers un pays méconnaissable, où Michelle est accompagnée par Keats, un personnage interprété par Chris Pratt, qui gagne sa vie en récupérant des objets technologiques abandonnés.
Cette aventure à la fois intime et spectaculaire explore des thèmes universels tels que le deuil, l’identité et l’espoir, tout en offrant un paysage dystopique soigneusement imaginé. Les frères Russo, connus pour leurs réalisations à succès telles que « Avengers: Endgame », cherchent ici à reproduire une atmosphère rappelant « l’émotion et la profondeur narrative des films Pixar », selon leurs propres propos rapportés lors d’entretiens récents.
Des robots pratiques au service de l’authenticité
Un aspect notable de « The Electric State » réside dans son utilisation innovante d’acteurs spécialisés en mouvements pour donner vie aux robots qui peuplent cet univers. Au lieu de recourir uniquement aux effets spéciaux numériques, Anthony et Joe Russo ont choisi d’intégrer des « robots pratiques » sur le plateau, permettant ainsi une interaction plus authentique avec les acteurs principaux.
Cette décision artistique ambitieuse visait à renforcer le réalisme des performances, créant une immersion unique pour le public. Toutefois, cette approche n’a pas suffi à séduire pleinement la critique, qui, tout en reconnaissant l’effort technique, reste réservée quant à l’impact émotionnel réel du film.
Une critique partagée malgré des ambitions élevées
En dépit de ses qualités visuelles indéniables et de son casting populaire, « The Electric State » n’a pas pleinement convaincu lors de ses premières projections presse. Sur le célèbre site de critiques Rotten Tomatoes, le film affiche seulement 20 % d’avis positifs, ce qui constitue une déception majeure pour une production de cette ampleur.
Parmi les reproches récurrents figure un manque de charme et une certaine monotonie narrative, certains observateurs allant jusqu’à qualifier le film de « curieusement ennuyeux » malgré ses nombreux rebondissements visuels et sonores. La critique pointe également du doigt un scénario jugé trop mécanique, où l’émotion peine à émerger naturellement, contrastant avec l’objectif avoué par les réalisateurs de reproduire la sensibilité propre aux œuvres animées de Pixar.
Une sortie attendue malgré tout
Malgré ces premières réactions mitigées, la sortie de « The Electric State » demeure un événement attendu par le grand public. Porté par la popularité de ses acteurs principaux, notamment Millie Bobby Brown, figure emblématique de la série « Stranger Things », et Chris Pratt, héros de nombreux blockbusters hollywoodiens, le film pourrait néanmoins attirer un large auditoire curieux de découvrir cette nouvelle fresque futuriste.
Netflix mise ainsi sur le prestige des frères Russo et le pouvoir attractif d’un univers visuel impressionnant pour séduire les spectateurs et surpasser les réserves initiales. Seul l’accueil du public déterminera si « The Electric State » parvient finalement à devenir une référence ou restera un projet ambitieux mais imparfait.

