En 2025, malgré une forte dynamique abolitionniste, la peine de mort reste largement pratiquée dans des pays comme l’Iran, l’Arabie saoudite et surtout la Chine, où l’opacité empêche toute estimation exacte du nombre d’exécutions.
En 2025, malgré une forte dynamique abolitionniste, la peine de mort reste largement pratiquée dans des pays comme l’Iran, l’Arabie saoudite et surtout la Chine, où l’opacité empêche toute estimation exacte du nombre d’exécutions.

En 2025, la peine de mort reste une réalité tragique dans plusieurs régions du monde malgré une tendance globale à son abolition progressive. Selon les dernières statistiques disponibles, au moins 1 153 exécutions ont été recensées dans 16 pays en 2023, marquant une hausse inquiétante de 31 % par rapport à 2022. Derrière ces chiffres, une réalité complexe où se mêlent politique, justice et droits humains continue d’alimenter les débats internationaux.
Parmi les pays qui appliquent encore la peine capitale, les principaux chiffres de 2023 sont les suivants :
Ces données soulignent particulièrement le cas opaque de la Chine, où les chiffres exacts restent secrets.
L’absence de transparence de la Chine sur ses statistiques concernant la peine capitale continue d’être vivement critiquée par les organisations internationales. Amnesty International et d’autres ONG estiment que ce pays réalise annuellement plus d’exécutions que tous les autres pays du monde réunis.
Pourtant, l’opacité totale imposée par les autorités chinoises empêche toute estimation précise, ce qui complique encore davantage la tâche des défenseurs des droits humains.
La peine capitale est loin d’être uniforme à l’échelle mondiale. L’Asie concentre une large majorité des exécutions, suivie par le Moyen-Orient, où des pays comme l’Irak, le Qatar, le Yémen et l’Égypte continuent de pratiquer régulièrement des exécutions publiques ou en secret.
En Afrique, le recours à la peine de mort demeure également significatif au Nigeria, en Somalie et au Soudan. L’Amérique du Nord, principalement les États-Unis, reste une exception notable parmi les démocraties occidentales.
Aux États-Unis, la peine de mort reste une question très controversée, avec des disparités importantes d’un État à l’autre. Bien que la tendance générale soit à la diminution des exécutions, certains États comme le Texas, la Floride et l’Oklahoma continuent de l’appliquer régulièrement.
Ce débat ravive régulièrement les discussions sur les erreurs judiciaires et les questions éthiques autour des méthodes d’exécution, telles que l’injection létale, jugée inhumaine par de nombreuses organisations.

Malgré ces chiffres préoccupants, l’année 2025 marque aussi un fort mouvement mondial vers l’abolition définitive. À ce jour, 144 pays ont aboli la peine capitale soit en droit, soit en pratique. Cette tendance est particulièrement notable en Afrique subsaharienne et en Amérique latine, où de nombreux pays ont récemment adopté des législations abolissant cette pratique.
Cependant, une minorité de 55 pays continue de résister à cette tendance abolitionniste, invoquant souvent la sécurité nationale et la lutte contre la criminalité comme justifications.
La pression constante exercée par les organisations de défense des droits humains joue un rôle clé dans la réduction globale du recours à la peine de mort. Des campagnes internationales telles que celles menées par Amnesty International ou la Coalition mondiale contre la peine de mort sensibilisent régulièrement l’opinion publique et les gouvernements aux conséquences morales, éthiques et juridiques de cette pratique. Leurs efforts portent peu à peu leurs fruits, incitant un nombre croissant de pays à renoncer officiellement à la peine capitale.
Le rôle de l’opinion publique est déterminant dans l’évolution du débat sur la peine capitale. Dans de nombreux pays abolitionnistes récents, la décision politique d’abolir la peine de mort a été précédée par un changement progressif de l’opinion publique, souvent influencé par des cas médiatisés d’erreurs judiciaires ou de traitements cruels. Toutefois, dans certains pays conservateurs ou autoritaires, le soutien populaire reste fort, alimenté par la crainte de la criminalité et du terrorisme.
Face à ces dynamiques contrastées, l’avenir de la peine de mort reste incertain. Alors que certains pays continuent d’exécuter à un rythme alarmant, la pression internationale pour l’abolition universelle ne faiblit pas.
De nouvelles législations abolitionnistes et des moratoires continuent de voir le jour, mais tant que des géants comme la Chine ou l’Iran persisteront dans leur usage massif de la peine capitale, le combat pour une abolition totale restera une bataille difficile à gagner.