Après le décès du pape François le 21 avril 2025, le Vatican a annoncé que le conclave chargé d’élire son successeur commencera le 7 mai. L’Église catholique s’apprête à vivre un moment historique.
Après le décès du pape François le 21 avril 2025, le Vatican a annoncé que le conclave chargé d’élire son successeur commencera le 7 mai. L’Église catholique s’apprête à vivre un moment historique.

Le Vatican a officiellement annoncé que le conclave pour élire le successeur du pape François débutera le mercredi 7 mai 2025. Cette décision intervient seize jours après la disparition de François, survenue lundi 21 avril. Ce laps de temps respecte la tradition qui prévoit une période de deuil et de recueillement avant que les cardinaux ne se réunissent pour choisir un nouveau souverain pontife.
La basilique Saint-Pierre est, depuis plusieurs jours, le théâtre d’un immense élan d’émotion, rassemblant des milliers de fidèles venus rendre hommage au défunt pape.
Conformément aux règles fixées par la Constitution apostolique Universi Dominici Gregis, édictée sous Jean-Paul II et amendée par Benoît XVI, le conclave doit débuter entre 15 et 20 jours après la mort du pape. Le cardinal Giovanni Battista Re, doyen du Collège des cardinaux, supervisera les opérations.
Les cardinaux électeurs, au nombre de 122, devront être présents pour participer au vote. Tous âgés de moins de 80 ans, ils se réuniront à huis clos dans la Chapelle Sixtine où ils voteront jusqu’à l’élection d’un nouveau pape, qui devra obtenir une majorité des deux tiers des voix.
Le décès du pape François, âgé de 88 ans, a provoqué une onde de choc dans l’Église catholique et bien au-delà. Premier pape originaire d’Amérique latine, son pontificat aura marqué l’histoire par sa simplicité, son engagement en faveur des pauvres, ainsi que par ses prises de position sur des sujets brûlants tels que l’environnement, l’accueil des migrants et les abus sexuels dans l’Église.
À Rome, l’émotion est palpable. Les messes de suffrage se succèdent tandis que la communauté catholique mondiale attend avec impatience de découvrir quelle direction prendra l’Église sous un nouveau pontificat.
Le successeur de François héritera d’une Église confrontée à de multiples défis. La crise des vocations, les divisions internes sur des questions de doctrine, mais aussi la place de l’Église dans un monde sécularisé seront au cœur des préoccupations. Le choix des cardinaux reflétera donc une certaine vision de l’avenir : opteront-ils pour la continuité du pontificat de François ou pour un changement de cap plus marqué ?
Les spéculations vont bon train, même si, comme le veut la tradition, aucun favori officiel n’a émergé à ce stade.
La sécurité autour du Vatican sera renforcée durant toute la durée du conclave. Les communications des cardinaux seront strictement limitées, tout comme l’accès à la Cité du Vatican. Cette mesure vise à garantir la confidentialité absolue des délibérations et des votes, conformément aux usages multiséculaires de l’Église.
Une fois élu, le nouveau pape apparaîtra au balcon central de la basilique Saint-Pierre pour le traditionnel « Habemus Papam », marquant ainsi l’ouverture d’un nouveau chapitre pour plus d’un milliard de catholiques à travers le monde.