Mulhouse a été le théâtre d’une violente attaque au couteau ce vendredi 22 février 2025. Un homme de 37 ans, déjà fiché pour radicalisation et sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF), a agressé plusieurs personnes en pleine rue, tuant un sexagénaire et blessant plusieurs policiers municipaux avant d’être neutralisé par les forces de l’ordre.
Une attaque rapide et violente
L’attaque s’est déroulée en début d’après-midi dans le centre-ville de Mulhouse. Armé d’un couteau, l’assaillant a agressé un homme de 69 ans, qui a succombé à ses blessures. D’autres passants ont également été pris pour cible avant l’intervention rapide des policiers municipaux. Au cours de l’affrontement, plusieurs agents ont été blessés avant que l’individu ne soit finalement interpellé. Selon des témoins, l’homme aurait crié « Allah Akbar » lors de son passage à l’acte, renforçant la piste d’un mobile terroriste.
Un suspect connu des services de renseignement
L’assaillant, de nationalité algérienne, était sous le coup d’une OQTF et connu des services de police pour des faits de radicalisation. Il faisait l’objet d’une surveillance accrue en raison de son profil, mais n’avait pas été expulsé. Cet élément a immédiatement relancé le débat sur l’efficacité des mesures d’expulsion en France et la gestion des individus signalés pour radicalisation.
Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a rapidement été saisi de l’affaire. Une enquête pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste », « tentative d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle » a été ouverte.
Réactions politiques et nationales
Peu après l’attaque, le président de la République, Emmanuel Macron, a réagi sur les réseaux sociaux en condamnant « un nouvel acte de terrorisme islamiste » et en saluant le courage des forces de l’ordre. « Nous ne céderons rien face à la barbarie. La République est debout », a-t-il affirmé.
Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a également pris la parole pour rappeler la nécessité de renforcer les dispositifs de surveillance des personnes radicalisées et de faciliter leur expulsion du territoire français lorsque cela est possible. L’opposition politique a immédiatement saisi l’opportunité pour critiquer la gestion des OQTF, appelant à des mesures plus fermes contre les individus radicalisés en situation irrégulière.
Un climat de tension et de vigilance accrue
Cette attaque intervient dans un contexte de menace terroriste persistante en France, marqué par plusieurs actes similaires ces dernières années. Les forces de l’ordre ont été placées en alerte et un dispositif de sécurité renforcé a été déployé à Mulhouse et dans d’autres grandes villes.
Les habitants de Mulhouse, sous le choc, ont exprimé leur inquiétude face à ce drame. « On a l’impression que ce genre d’attaques peut arriver n’importe où, n’importe quand », confie une commerçante du centre-ville, encore bouleversée par les événements.
Une enquête en cours
Les enquêteurs s’emploient désormais à retracer le parcours de l’assaillant, à identifier ses éventuels contacts et à établir si l’acte a été prémédité ou s’il a agi seul. Les perquisitions menées à son domicile et l’exploitation de son matériel informatique pourraient permettre d’apporter des éléments supplémentaires sur ses motivations.
Alors que la France reste confrontée à une menace terroriste latente, cette attaque remet une fois de plus en lumière les défis de la lutte contre la radicalisation et la question de l’application effective des décisions d’expulsion.
L’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur cet acte meurtrier qui a endeuillé Mulhouse.

